samedi 25 juin 2011

Les toitures végétales de type « extensif »

Particulièrement adaptées aux bâtiments de grandes superficies,
toits inclinés ou habitations déjà existantes, elles présentent les
avantages suivants :

• faible épaisseur de substrat (3 à 15 cm environ) ;
• poids de surcharge compris entre 30 et 100 kg/m2 (à capacité
maximale en eau) ;
• entretien restreint (arrosage uniquement en cas de sécheresse
prolongée) ;
• végétation colonisatrice très résistante (mousses et sédums,
graminées, plantes grasses) ; la hauteur de ces végétaux ne
dépassent guère 25 cm ; le mixage de plusieurs variétés leur
donne un aspect multicolore du meilleur effet décoratif et varie
au gré des saisons.
Seul inconvénient, ce type de toiture n’est pas praticable (ne peut
être ni cultivé ni piétiné) sur les toits en pente à cause de sa fragilité.

Des avantages indéniables

Les toitures végétales permettent une amélioration de l’isolation
des habitations autant pour le froid de l’hiver que la chaleur de
l’été. Par exemple, une toiture traditionnelle peut atteindre des
températures extrêmes de l’ordre de – 20 °C à + 80 °C. Une
toiture végétalisée maintient une température avec un delta
(différence entre les 2 extrêmes) de 15° maximum (soit un gain
de 85 %), et permet une baisse de température en été de 3 à
7 degrés, servant ainsi de climatisation naturelle.

Il en est de même pour les écarts thermiques entre le jour et la
nuit ; les toits verts atténuent les écarts de températures...

Outre une bonne isolation thermique, vous bénéficierez d’une
isolation phonique supplémentaire en atténuant d’environ 50
décibels les bruits venant de l’extérieur.

De plus, ce système permet de contrôler les eaux de ruissellement,
en modérant le débordement et l’engorgement des
stations de traitement des eaux lors de violents orages (un toit
végétal peut absorber jusqu’à 75 % des précipitations reçues.).

Cette eau est ensuite utilisée par les végétaux et réinjectée dans
le cycle naturel par évaporation.

Par ailleurs, vos toits verront leur durée de vie prolongée : le mur
végétal est un écran contre les rayons ultraviolets et rayons solaires
et une très bonne protection contre les intempéries ou le gel.

Idées reçues

Les plantes adaptées sur les murs et les toits n’entretiennent
pas l’humidité, et ne sont pas dangereux pour les murs.

N’oublions pas les bienfaits des végétaux : augmentation de la
production d’oxygène et diminution du taux de CO2 grâce à la
photosynthèse, rétention partielle des particules ou poussières
volatiles contenues dans l’air et, enfin, surfaces de décoration
végétales supplémentaires (jardins suspendus, toits terrasses).

Suivant leur épaisseur et leur type d’arrosage, on reconnaît trois
types de toitures végétales : les plantations extensives, semiextensives
(ou semi-intensives) et intensives.

Les toits végétaux

Le toit végétal consiste à recouvrir une toiture plate ou à faible
pente de verdure, c’est-à-dire de plantations.

Utilisée depuis des siècles dans les pays scandinaves pour
assurer une isolation thermique, cette solution connaît un nouvel
engouement aujourd’hui chez les architectes et paysagistes.

Autant les murs végétaux intérieurs procèdent avant tout d’un
choix décoratif, autant les toits végétaux, qu’il ne faut pas
confondre avec les toits de chaume, ont un intérêt isolant et
régulateur indéniable.

Malheureusement, toutes les toitures ne peuvent supporter une
couche végétale en raison de son poids ou d’une inclinaison du
toit non adaptée. Le Canada ou l’Allemagne utilisent à grande
échelle cette nouvelle technologie des « toits verts » pour lutter
efficacement contre la pollution.

Les allemands ont ainsi « végétalisé » 8 millions de m2 de toiture
en 1999 contre moins de 100 000 m2 en France.

Contrairement à ces pays pionniers, aucune aide financière,
subvention ou crédit d’impôt n’existe en France pour ce type de
travaux (sauf quelques agences et collectivités particulièrement
motivées, commençant à mettre en place des aides spécifiques).

Cela explique sans doute ceci ! Aujourd’hui, la France et ses
architectes n’en sont qu’à leurs premiers pas en matière de toiture
végétale...


Isolation par l’extérieur

L’isolation par l’extérieur est souvent une meilleure solution que
l’isolation intérieure. Elle permet, à épaisseur d’isolation égale, de
diviser par 2 à 3 les pertes de chaleur et de conserver pendant
l’été, en diminuant les transferts de chaleur, la fraîcheur de la nuit
dans la maison.

Sa mise en oeuvre, plus facile, la rend aussi moins onéreuse.
Avantages

• suppression des ponts thermiques des dalles de plancher, des
murs de refend et autres cloisons ;
• utilisation de l’inertie des murs pour récupérer les apports extérieurs,
les apports ménagers ; les murs deviennent ainsi de
véritables radiateurs basse température ;
• meilleur confort thermique (les murs conducteurs thermiques
absorbent puis restituent la chaleur rayonnée par les occupants
des lieux) ;
• absence de condensation dans les murs puisqu’ils sont à la
même température que l’air intérieur ;
• absence d’émanation de gaz nocifs souvent restitués sous
l’action conjuguée de la chaleur et de l’humidité par les isolants
classiques ;
• facilité d’accrochage des meubles de cuisine et de salle de
bains, et des tringles à rideaux ;
• possibilité de maintenir un aspect rustique et traditionnel aux
murs intérieurs (pierres apparentes, briques, colombages…) ;
• pas de gel, pas de fissures sur les façades.

Inconvénients

• le bardage extérieur est moins résistant qu’un enduit sur murs ;
• coût un peu plus élevé à résistance thermique égale (mais qui
s’amortit en 2 ans environ sur les économies du chauffage, et
sur un gain de confort difficile à chiffrer !),
• difficultés à la conception pour l’implantation des combles et
du garage ou du sous-sol ;
• difficultés d’installation d’un volet battant ;
• technologie moins abordable pour les auto-constructions mais
réalisable, en s’entourant de bons conseils.

Laine de verre ou laine de roche ?

La laine de verre est plus légère que la laine de roche et possède
sensiblement la même valeur d’isolation.

La laine de roche a l’avantage de résister plus longtemps au feu.
Des études du laboratoire américain « Oak Ridge National
Laboratory » ont démontré que la fibre de verre perdait jusqu’à
40 % de son efficacité énergétique lorsque la température des
combles était inférieure à – 7 °C.

Enfin, les flocons de laine de verre, les plus légers, se déplacent
facilement avec le vent, créant ainsi des espaces peu isolés.

Dangers

En plus des inquiétudes concernant leur caractère cancérigène,
ces deux matériaux provoquent avec certitude des irritations
cutanées et respiratoires lors de leur pose.

Il faut donc être protégé hermétiquement de leur contact et de la
possibilité d’en inhaler les poussières ; ils doivent être manipulés
avec des gants pour préserver la peau et les muqueuses et ne
doivent pas être accessibles dans l’habitat.

L’observatoire de la qualité de l’air intérieur déconseille en outre
de percer des faux-plafonds (pour y mettre des spots lumineux
par exemple) s’ils sont isolés avec des laines minérales.

Isolation des combles habités

Dans le cas des combles habités, l’isolant peut se placer entre les
chevrons (cas le plus fréquent) mais aussi en dessous des
chevrons ou au-dessus des chevrons.

Les isolants légers en rouleau sont à éviter pour garder l’étage
frais en été.


* valeurs indiquées correspondant à : 8 cm de plaques sous chevrons + 12,9 cm de plaques
entre chevrons + lame d’air + pare-pluie 18 mm.

Les isolants les plus couramment utilisés pour les combles
(isolants synthétiques, laines minérales légères) sont peu performants
pour se protéger de la chaleur estivale.

Pour obtenir un bon confort d’été, il faut donc utiliser de très
fortes épaisseurs (au moins 40 cm pour le polystyrène expansé,
ce qui est impossible à placer entre chevrons)

Isolation des combles perdus

Les isolants en vrac permettent une pose facile et se logent dans
tous les interstices, évitant ainsi les ponts thermiques. Par contre,
comme les isolants en vrac sont généralement légers, il est préférable
de largement dimensionner leur épaisseur pour éviter les
surchauffes d’été.

Il est par contre nécessaire de vérifier pour les isolants dont la
densité dépasse 30 kg/m3 que la structure pourra supporter ce
supplément de poids.