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vendredi 1 juillet 2011

Conseils basiques

Éviter les déperditions thermiques

• isolation des tuyaux dans les sous-sols et combles par coquilles,
bandes ou coffrages isolants ;
• installation sur la paroi froide d’un récepteur thermique mince
pour éviter l’absorbtion par le mur d’une partie de la chaleur
irradiée ;
• suppression des cache-radiateurs, qui freinent le rayonnement
thermique ;
• gestion correcte de la section et de l’emplacement des ventilations
(nécessaires et obligatoires pour renouveler l’air ambiant,
éviter la condensation et les moisissures…). La solution du
puits canadien ou d’une VMC récupérant les calories est
préconisée ;
• isolation des murs, fenêtres, combles, sans oublier le sol du rezde-
chaussée ou du sous-sol, source d’une déperdition thermique
qui peut atteindre 15 % !

Optimiser les réglages

• Les brûleurs des chaudières à mazout, et notamment leurs
gicleurs, doivent être propres, correctement réglés, et adaptés à
la puissance de service (sans oublier la position des électrodes
d’allumage et de l’accrocheur de flamme, le dispositif
d’admission d’air…).

• La pompe ou le circulateur doivent être adaptés à l’aide du
réglage du variateur (pertes de charge comprises) au débit
nécessaire.

• Utiliser une régulation automatique avec horloge (quand tout le
monde dort, ou travaille à l’extérieur de l’habitation, maintenir la
température à un niveau de confort et cela pendant presque
16 heures par jour, représente un gaspillage important !).

• Vérifier le bon étalonnage du thermostat.

• Le bon remplissage du circuit de charge est l’un des points les
plus importants : la simple présence d’air fait chuter le
rendement de façon importante et peut endommager le
système. À cet effet, il est essentiel d’ouvrir chaque robinet
purgeur, et de ne pas craindre de répéter cette opération
régulièrement car des micro-fuites laissent toujours entrer de
l’air dans les tuyauteries !

La cuisinière chinoise

Le poêle chinois est adossé à une double paroi en briques de
terre cuite et le conduit de cheminée est posé sur le vide de cette
double paroi.

Les fumées chauffent le mur, qui devient un radiateur radiant.

Cette technique n’augmente pas la température de combustion
(principe de poêle à inertie) mais permet de récupérer des

calories qui, dans un montage traditionnel, s’échapperaient par le
conduit de cheminée.

Poêle à inertie

Aussi appelé : « Kachelofen », « poêle alsacien », « poêle de
masse » ou « poêle maçonné ».

Principe

Ce sont des poêles à bois, très lourds (souvent plus d’une tonne)
permettant de brûler du bois à haute température (souvent à
plus de 900 °C).

Cette température élevée permet une combustion presque totale
(moins d’imbrûlés et de goudrons) et plus d’énergie restituée.

Une flambée type dure environ une heure, et plus le bois est de
petite dimensions (et sec !), plus le feu est rapide et monte en
température.

L’inertie du poêle capte cette chaleur et la distribue en rayonnant
tout autour pendant plusieurs heures.

L’inertie thermique importante de ces poêles permet un rayonnement
calorifique jusqu’à 20 heures. Une ou deux flambées suffisent
pour une journée avec un poêle à inertie correctement
dimensionné.

Un échangeur de chaleur peut être intégré pour chauffer l’eau
sanitaire et des radiateurs et/ou murs/sols chauffants.

Avantages

• grande capacité ;
• combustion améliorée ;
• four (et grand foyer pouvant aussi servir de four) ;
• échangeur de chaleur pour l’eau sanitaire et des radiateurs/
murs/sols chauffants ;
• des portes vitrées participant à la création d’une ambiance ;
• un système peu polluant (les fumées noires sont des gaz qui
ne brûlent qu’à haute température) ;
• un banc chauffant…

Véranda chauffante

Autre pompe à chaleur naturelle basée sur l’effet de serre : vous
pouvez utiliser l’air de votre véranda, chauffé par le soleil, pour
remplacer, s’il est plus froid, celui de votre habitat.

Le dispositif de captage et de régulation énoncé dans le
paragraphe précédent conviendra tout à fait.

Un toit de véranda en légère pente rassemblera plus facilement
l’air chaud, et le système le plus simple consiste à ménager une
ou deux bouches avec volets en point haut de la véranda aboutissant
au bas de l’étage, permettant une circulation thermosyphonique
naturelle.

Il vous faut donc prévoir une véranda au toit plus élevé que le
plafond de votre rez-de-chaussée.

Vos combles, une pompe à chaleur naturelle

Un des dispositifs les plus simples et les moins chers à réaliser
consiste à utiliser la chaleur absorbée par la toiture de votre
maison pendant les heures ensoleillées des mois froids.

En effet, le toit irradié par le soleil (l’ardoise étant encore un
meilleur absorbeur que les tuiles) échauffera l’air des combles et
il suffira de le réinjecter dans les pièces à vivre tant que sa température
sera supérieure à celle de l’intérieur.

Une simple VMC régulée munie de 2 sondes permet de toujours
optimiser cet échange.

Bien entendu, le point de puisage de l’air chaud sera au plus haut
de la toiture et ce procédé ne peut être mis en oeuvre que pour
des combles isolés sur plancher, sauf à réserver une couche d’air

suffisante entre l’isolation et la toiture permettant cette convection
naturelle.

Récupérateurs dans une cheminée ouverte

Le système décrit précédemment est adaptable à une cheminée
ouverte qui, à l’état brut, possède un des moins bons coefficients
de rendement.

Il existe aussi des systèmes à air pulsé qui viennent réchauffer cet
air dans l’âtre, sous forme d’un serpentin en fonte ou de chenets
creux.

Dans ce cas, un petit extracteur électrique permet de faire varier
la chaleur ventilée en modifiant sa vitesse de rotation.

Enfin, et cela reste vrai pour tous les modes de chauffage utilisant
une cheminée, il suffit de la tuber inox (recommandé pour tous
les feux de bois), de fermer soigneusement et hermétiquement
ce compartiment en début et en fin de cheminée, d’y ouvrir une
grille d’admission en partie basse et des grilles de diffusion dans
les parties des étages à chauffer, pour récupérer une partie non
négligeable de la chaleur qui autrement aurait été perdue ! Ce
compartiment doit être parfaitement étanche à toute fumée pour
ne pas diffuser dans les pièces d’habitation une production
éventuelle de monoxyde de carbone.

Rappelez-vous que le tuyau du poêle qui chauffait la classe de
nos aînés la traversait complètement avant de rejoindre
l’extérieur. (chaque mètre rayonné correspond à un apport calorifique
linéaire d’environ 1 000 W !)

Alimenter un radiateur avec un poêle

Le poêle est un des moyens de chauffage les plus anciens. Il
chauffe généralement très bien, mais seulement dans un rayon
immédiat ou dans la pièce dans lequel il est installé.

On peut assez facilement le transformer en mini « chauffage
central » en lui faisant alimenter un ou plusieurs radiateurs.

Le dispositif comprend :

• un serpentin en cuivre recuit de 18/20 placé à l’intérieur du
foyer ;
• 2 tubes 3/4 filetés à une extrémité et brasés à chaque bout du
serpentin ;
• une plaque métallique servant de platine au dispositif et
obstruant intérieurement l’ouverture exécutée sur le foyer (sa
fixation étant assurée par une contre-plaque à l’extérieur et des
boulons) ;
• montés sur les extrémités filetées : un raccord, une vanne
d’arrêt, un mamelon, le tout en 3/4 ;
• la partie de tubulure aller et retour proprement dite alimentant
le(s) radiateur(s) ;
• à la sortie du dernier radiateur, un raccord en T aboutissant à un
vase d’expansion placé au dessus de l’installation ;
• un dispositif de vidange et de purge.

Ceux qui souhaitent réguler la température de manière plus fine
peuvent installer en sortie de poêle un circulateur, piloté par un
thermostat relié à une sonde thermique.

Adapter son système de chauffage à son installation existante

En combinant les 3 moyens de chauffage connus (le rayonnement,
la convection et la conduction), on peut augmenter de
façon notable le rendement et le confort de son chauffage.

Outre ceux déjà évoqués, il existe d’autre systèmes permettant
d’adapter des dispositifs existants en les optimisant vers une utilisation
à la fois plus économique et respectueuse de l’environnement.

Cette liste n’est évidemment pas exhaustive.