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samedi 25 juin 2011

Autres menuiseries extérieures

Les portes, volets, et portes de garage sont aussi des points de
fuite des thermies.

Il convient donc de les choisir avec soin.

Volets

Outre leurs qualités isolantes propres et leur côté esthétique, les
volets permettent, en emprisonnant une couche d’air importante
entre vos fenêtres et l’extérieur, d’éviter la fuite d’une partie des
calories…

Cette diminution des pertes par convection des vitres, surtout
lorsqu’il y a du vent, permet de gagner un bon degré.
Volets battants

Ils conviennent bien à une maison traditionnelle, sont bon
marché mais nécessitent un entretien à répéter tous les 3 ans
environ, ce qui représente un certain coût en temps et en
produits pas toujours écologiques !

Si vous optez pour des volets bois, soyez cohérents en choisissant
aussi des fenêtres bois ou mixtes bois/alu !

À noter

Les volets battants sont peu compatibles avec une isolation
par l’extérieur, à cause du porte-à-faux des gonds dont le
scellement se situe derrière l’isolant.

Volets roulants
Dans le cas d’une maison contemporaine, ou pour privilégier le
côté pratique, choisissez plutôt les volets roulants, qui présentent
aussi l’avantage d’être motorisables et programmables.

L’aluminium est incontournable dans le cas des volets de grande
largeur (2 m ou plus). Le PVC peut toutefois convenir d’un point
de vue mécanique pour des volets de petites dimensions (moins
de 2 m de large).

Le coffrage : il existe des modèles qui peuvent être complètement
encastrés dans des murs en maçonnerie et des modèles
en saillie (apparents du côté intérieur de la maison). Comme ces
derniers sont moins chers, ils sont généralement proposés par
défaut.

À noter

Les volets ne sont pas obligatoires dans le cas de vitrages
performants et dès lors qu’ils sont anti-effraction.
Seuls les coffres en saillie peuvent être montés dans les maisons
à ossature bois.

Porte d’entrée
À la fois esthétique et garante de votre sécurité contre les effractions,
la porte d’entrée a évolué aujourd’hui pour être elle aussi
isolante !

La gamme de prix va de 400 € pour une porte bois « légère » à
plus de 3 000 € pour une porte aluminium très isolée et
menuisée avec une serrure 5 points. C’est donc un poste budgétaire
non négligeable.

Le bois reste le matériau le plus noble et le plus écologique.
Cependant, pour les portes très exposées (ouest), l’acier et
l’aluminium représentent une alternative de plus en plus
courante.

Même remarque que pour les fenêtres en ce qui concerne les
modèles en PVC.

Porte de garage

Compte tenu de sa surface, et même si la porte de garage ouvre
sur le garage, ce dernier est souvent utilisé aussi comme
buanderie ou atelier.

Dans ce cas, il est logiquement important de choisir une porte
isolante et/ou au moins étanche à l’air et à l’eau !
Les portes basculantes
Débordantes ou non, elles sont à cet égard un mauvais choix
pour les premiers prix (à partir de 160 €).

Certains modèles haut de gamme sont au contraire les plus
performants en termes d’isolation et d’étanchéité, tout enétant
motorisables…


Les portes sectionnelles

Elles sont constituées de panneaux articulés qui coulissent dans
des rails et s’effacent sur le plafond du garage. Elles présentent
une bonne étanchéité à l’air, et offrent des modèles généralement
isolés. Leur manipulation est plutôt facile car elles sont
motorisables (à partir de 650€).

La largeur standard des portes de garage est de 2,40 m, mais une
porte de 3 m de largeur vous facilitera la vie et ménagera les
rétroviseurs de votre voiture.

Certaines portes sectionnelles présentent un portillon intégré
permettant de sortir en tant que piéton sans avoir à faire basculer
toute la porte.

D’autres modèles possèdent des hublots intégrés pour laisser
entrer la lumière naturelle dans le garage.

Là encore, les prix vont de 160 € à plusieurs milliers d’€ !

Pour mémoire, des solutions archaïques subsistent (portes coulissantes
latérales, portes ouvrant à la française) mais elles ont
tendance à cumuler tous les inconvénients !

L’étanchéité Air/Eau/Vent

Les menuiseries extérieures sont classées selon leur performance
AEV :

A* – Caractérisation de la perméabilité à l’air (débit d’air traversant
la menuiserie selon la différence de pression entre l’intérieur
et l’extérieur)

E* – Caractérisation de l’étanchéité à la pluie battante
V* – Caractérisation de la résistance au vent (rigidité et tenue aux
sollicitations dynamiques du vent)

Types de vitrages


Il existe aussi des doubles vitrages anti-effraction présentant les
mêmes caractéristiques d’isolation mais évitant l’usage de volets
ou de grilles extérieures de protection (existe uniquement en
châssis fixe.) Ce vitrage 44.2/8/4 se brise plus difficilement que
les vitrages standards.

Choix des fenêtres

Valeurs d’isolation recommandées :

• menuiseries avec label Acotherm, avec étiquetage "Th 8" ou
"Th 9" ;

• coefficient Uw de valeur inférieure ou égale à 1,6.

Attention

Les menuiseries aluminium sont souvent en dessous de ces
coefficients d’isolation (Uw entre 3 et 5 pour ce type de
menuiseries).

Unités de mesure utilisées

Uw : isolation de la fenêtre complète (vitrage + ouvrant +
dormant)

Ug (autrefois K) : coefficient d’isolation du vitrage seul.

Le coefficient d’isolation Ug diminue à mesure que l’isolation
thermique des fenêtres augmente.

Émissivité

Les vitrages absorbent plus ou moins l’énergie qu’ils reçoivent et
en restituent une partie ; cela est d’autant moins prononcé que
l’émissivité est faible.

L’émissivité dépend :

• du type de matériau ;
• de la température ;
• de l’état de surface (lisse, rugueux, réfléchissant…) ;
• de l’angle de mesure (pas de problème entre 45° et 50°) ;
• de la longueur d’onde (différente entre SW et LW).

(Il existe des tables définissant tous ces paramètres.)

Le double vitrage anti-émissivité comporte en face intérieure un
revêtement spécial piégeant les rayonnements infrarouges à
l’intérieur de la pièce.

Un double vitrage peu émissif sera donc plus isolant tant en
thermies entrantes que sortantes !

En savoir plus

Les VIR (Vitrages à isolation renforcée) sont installés depuis
au moins 20 ans dans de nombreux pays, mais ils sont
encore très peu utilisés en France ; pourtant leur surcoût est
amorti en deux ans environ.

Plus performants que les double vitrages classiques (trois
fois moins de déperditions) ils sont constitués :

– d’une couche métallique ultra fine déposée sur la vitre
intérieure qui renvoie la quasi totalité du rayonnement
basse température (infrarouge) émis par l’intérieur du
local chauffé et renforce l’effet de serre créé par la vitre.

– d’un gaz lourd (argon ou krypton) dans l’espace entre les
deux vitres (un double vitrage classique contient généralement
de l’air sec). Par son inertie, ce gaz freine les
mouvements de thermo-convection et limite les
déperditions.

Les dépôts peu émissifs sont réalisés selon deux procédés :

– à couche dure (ou pyrolytique)
– à couche tendre (ou magnétron)

Importance de l’orientation

Une baie vitrée de 2,15 × 2,40 m haut de gamme placée au sud
peut économiser 1 000 kWh de chauffage par rapport à une baie
ordinaire de même taille placée au nord.
Il est intéressant de comparer :
• l’énergie calorifique apportée selon le type de vitrage ;
• les déperditions thermiques de ces vitrages ;
• la variation de ces paramètres selon l’orientation.



Cet autre tableau plus précis compare le bilan annuel d’un mètre
carré de vitrage en fonction de l’orientation.



Valeurs en kWh mesurées avec des fenêtres équipées de menuiseries en bois (RCL=0,7) en Ilede-
France. Les masques sont supposés nuls (source : Guide du CLER 12/99).

Quelques réflexions

Les vitrages et menuiseries extérieures sont de 3 à 7 fois moins
isolantes thermiquement qu’un mur plein ! (un mur de parpaings
de 20 cm recouvert de 10 cm de polystyrène a une conductivité
de 0,33, et 1 m2 d’un excellent double vitrage a la même
déperdition que 4 m2 de mur isolé.) C’est-à-dire que si vous avez
de grandes baies vitrées qui couvrent les 3/4 de votre façade, ce
n’est plus la peine d’isoler vos murs !

Si on supprime les grandes fenêtres, quand le ciel est couvert,
cela oblige à éclairer artificiellement !

Pour les fenêtres et portes-fenêtres ouvrant à la française, le PVC
et le bois ont un bon rapport performance/prix (la production et
le recyclage du PVC posant tout de même un problème écolo

gique). Les menuiseries bois avec parement aluminium peuvent
être une solution.

Une maison avec une baie vitrée orientée sud permettra une
économie de chauffage de plus de 30 % par rapport à une
maison conçue sans souci d’orientation. Le surcoût d’achat par
rapport à une porte-fenêtre est vite amorti.

Les vitrages risquent d’entraîner des surchauffes l’été : le soleil
chauffe le carrelage ou le marbre, la terrasse réfléchit les rayons
infrarouges vers le plafond et votre intérieur devient un four. La
nuit, la chaleur accumulée est restituée dans la maison et il fait
chaud partout.

Attention aux réglementations (au niveau du lotissement, du POS
ou des Bâtiments de France si vous êtes à proximité d’un
monument historique). Le choix des matériaux pourra être limité.

Il n’y a donc pas de solution idéale. Stores roulants pour l’été,
verrières pour l’hiver, pas de terrasse sur la façade sud, surtout
dans les régions chaudes…

La partie châssis

La deuxième cause de déperdition des fenêtres est la fuite d’air
entre le châssis fixe et les battants mobiles, fuite qui dépend aussi
de la pression du vent.

Les fenêtres actuelles sont bien étudiées, possèdent des joints
d’étanchéité, des rainures d’amortissement et d’emprisonnement
de l’air pour isoler en brisant, expansant, étanchant.

On brise la force du vent, on ménage un volume pour permettre
à la pression de décroître et on installe un joint qui assure
l’étanchéité.

savoir

La qualité des menuiseries extérieures est donc primordiale
pour le confort et le bilan thermique de votre logement
(absence de sensation de paroi froide, économies d’énergie).

La partie vitrage

La conductivité d’une vitre de 4 mm d’épaisseur est de
1/0,004 = 250. C’est-à-dire que 1 m2 de vitre dissipe autant de
chaleur que 125 m2 de mur en parpaings de 20 cm, sans isolation.

Cette même vitre ne protège donc que des courants d’air et du
vent.

C’est ainsi que dans les pays nordiques on a inventé la double
fenêtre depuis plus d’un siècle !

Cette double fenêtre a ensuite évolué vers le double vitrage.

Le principe consiste à enfermer de l’air (le meilleur isolant après
le vide) ou un gaz sec entre deux vitrages.

Pourquoi ne pas y faire le vide puisque le pouvoir d’isolation
serait encore meilleur ?

Parce que, sous l’effet de la pression atmosphérique, les deux
vitres imploseraient l’une contre l’autre !

C’est donc l’espace entre les 2 vitres qui donne la qualité d’isolation
d’un double vitrage.

On peut ainsi calculer que, pour des lames d’air de 8 et 16 mm :

• si e = 8 mm, la conductivité g = λair/e = 0,025/0,008 soit
8,33.
• si e = 16 mm, g = 1,56, c’est-à-dire plus de 5 fois plus
isolante !

On peut remplacer l’air (ou l’azote) du double vitrage par de
l’argon, gaz rare qui se trouve dans l’atmosphère, qui présente
l’avantage d’avoir un λ plus petit.

On obtient alors (pour e = 16 mm) g = 0,020/0,016 soit = 1,25
Mais le coût de ces vitrages est beaucoup plus important, et les
risques de fuite existent, vous faisant acheter du « double vitrage
argon » pour finalement vous retrouver avec le temps en « double
vitrage air » !

Les menuiseries

Les portes mais surtout les fenêtres sont les principaux dissipateurs
de chaleur vers l’extérieur.

Cela est dû :

• à la bonne conductivité du verre ;
• aux fuites d’air tout autour du châssis.